Le PERECO, aussi appelé PER d’entreprise collectif ou PERECOL, permet aux salariés de préparer leur retraite dans un cadre organisé par l’entreprise.
L’entreprise peut y verser un abondement. Les sommes issues de l’intéressement, de la participation ou d’autres dispositifs peuvent également l’alimenter dans les conditions prévues.
L’idée est simple : profiter de la vie professionnelle pour construire progressivement une épargne destinée à la retraite.
Un plan ouvert collectivement
Le PERECO est mis en place par l’entreprise et doit être ouvert à tous les salariés, avec éventuellement une condition d’ancienneté limitée.
L’adhésion est en principe facultative, même si le règlement peut prévoir une adhésion automatique avec un droit de refus dans le délai prévu.
Dans une entreprise de moins de 250 salariés, le dirigeant peut également en bénéficier selon les conditions du dispositif. Le conjoint marié ou partenaire de Pacs ayant le statut requis peut aussi être concerné.
Comme le PEE, le PERECO s’inscrit dans une logique collective.
Comment le plan peut-il être alimenté ?
Selon le règlement et les dispositifs existants, le PERECO peut recevoir :
des versements volontaires ;
l’intéressement ;
la participation ;
des droits provenant d’un compte épargne-temps ou de jours de repos dans le cadre autorisé ;
des transferts d’autres PER ;
l’abondement de l’entreprise ;
certains versements initiaux ou périodiques de l’entreprise lorsque le plan le prévoit.
Chaque origine de fonds correspond à un compartiment et peut avoir ses propres règles de sortie et de fiscalité.
L’abondement augmente l’épargne du bénéficiaire
L’entreprise peut compléter les versements dans les limites réglementaires.
Elle peut, par exemple, choisir un abondement plus important sur les premiers euros versés pour encourager la participation du plus grand nombre, puis un taux plus faible au-delà.
Le budget doit être anticipé. Si tous les salariés utilisent pleinement le dispositif, l’entreprise doit pouvoir financer l’abondement annoncé.
Un règlement clair évite les incompréhensions.
Les sommes sont destinées à la retraite
Le PERECO est une épargne de long terme. Les sommes ont vocation à être récupérées au moment de la retraite, sous forme de capital, de rente ou d’une combinaison selon l’origine des versements et les règles du plan.
Des cas de déblocage anticipé sont prévus pour certains accidents de la vie. L’acquisition de la résidence principale peut également permettre de débloquer certaines sommes, mais pas nécessairement tous les compartiments.
Chaque demande doit être vérifiée selon son motif et l’origine des fonds.
Gestion pilotée et niveau de risque
Le PERECO propose généralement une gestion pilotée à horizon. Lorsque la retraite est lointaine, l’épargne peut être davantage investie sur des supports exposés aux marchés. À mesure que l’échéance approche, la gestion tend à réduire progressivement le risque.
Cette sécurisation est progressive, pas instantanée. Elle ne garantit pas l’absence de perte.
Le bénéficiaire doit vérifier :
son âge prévisionnel de départ ;
son profil ;
la trajectoire de sécurisation ;
les frais ;
les supports utilisés ;
la possibilité de choisir une autre gestion.
PEE ou PERECO : quelle différence concrète ?
Le PEE vise principalement une épargne de moyen terme, normalement bloquée cinq ans. Il peut servir à financer des projets avant la retraite grâce aux cas de déblocage et à l’échéance des versements.
Le PERECO vise la retraite. L’horizon est plus long et les règles de sortie sont organisées autour de cet objectif.
Les deux plans peuvent être complémentaires :
le PEE pour les projets de moyen terme ;
le PERECO pour préparer la retraite ;
un abondement réparti selon les priorités définies par l’entreprise.
Pour l’entreprise : un outil qui doit être expliqué
Un plan existe réellement seulement si les bénéficiaires le comprennent.
Il faut expliquer :
qui peut participer ;
comment verser ;
comment fonctionne l’abondement ;
où l’argent est investi ;
quand il peut être récupéré ;
quels sont les risques ;
comment suivre et modifier la gestion.
Une réunion claire et des exemples simples sont souvent plus utiles qu’une documentation envoyée sans explication.
